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Etats généraux de l’alimentation : le premier chantier est ouvert

Lancés le 20 juillet dernier, les Etats généraux de l’alimentation ouvrent le 29 août leur premier chantier qui durera environ un mois, sur la création et la répartition de valeur.

Etats généraux de l’alimentation : le premier chantier est ouvert

Alors que la crise des oeufs contaminés au fipronil se poursuit, (7 nouvelles références de muffins et brownies au chocolat de marque Leader Price et Marque Repère importés de Belgique, ont été ajoutés à la liste le 24 août 2017) le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a officiellement ouvert les premiers ateliers des Etats Généraux de l’alimentation, lors d’une conférence de presse le 28 août 2017. Le premier chantier, constitué de sept ateliers et qui durera tout le mois de septembre, concerne la création et la répartition de la valeur.

Le ministre a déclaré ne pas vouloir « opposer les modèles agricoles », mais « trouver l’équilibre le plus harmonieux et la meilleure complémentarité entre eux », tout en exigeant une performance « sociale, environnementale et sanitaire en plus de la performance économique. » Selon le ministre, « pour réussir la refondation de la politique agricole, nous avons deux défis principaux que nous devons collectivement relever : les Etats généraux de l’alimentation et la future Politique agricole commune (PAC). »

L’alimentation durable au cœur de chaîne de valeur ?

Un premier chantier d’importance alors que la majorité des agriculteurs se déclarent très touchés par la crise économique. France Nature Environnement (FNE) estime qu’il est « nécessaire de stabiliser les prix à un niveau suffisant et de rémunérer équitablement les agriculteurs pour qu’ils puissent (…) être en capacité de fournir des produits avec la qualité sanitaire et environnementale nécessaires ». Pour ceci, l’ONG prône la mise en place d’une contractualisation avec les distributions, des entreprises agroalimentaires, ou entre agriculteurs. L’association défend également la restauration collective, qui peut « redynamiser l’activité agricole locale » et sensibiliser à une alimentation durable. La transition vers l’agroécologie que l’ONG défend, passerait notamment par une transparence sans faille sur les modes de production, « par le biais de l’étiquetage ». FNE ajoute qu’il est « nécessaire de réguler les échanges extérieurs sur la base de critères sociaux et environnementaux afin d’éviter une course au prix bas. »

Stéphane Travert a précisé que les mesures prises à la fin des concertations, pourraient se mettre en œuvre sous la forme de textes réglementaires, de lois, ou encore d’ordonnances. Le premier bilan sera dressé par Emmanuel Macron en octobre.

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