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Générations Futures dévoile un nouveau rapport inédit sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et les légumes

Générations Futures dévoile un nouveau rapport inédit sur la présence de résidus de pesticides dans les fruits et les légumes

A quelques jours de l’ouverture du Salon international de l’agriculture, qui se tiendra du 24 février au 4 mars prochain au Parc des Expositions à Paris, l’association Générations Futures rend public un nouveau rapport inédit sur la présence de résidus de pesticides dans 19 fruits et 33 légumes consommés en France.

Ce n’est pas un scoop à proprement parler mais une nouvelle pièce versée au dossier – controversé – concernant la présence et les impacts sanitaires des résidus de pesticides dans les aliments. Ce 20 février, l’association Générations Futures publie un nouveau rapport inédit sur la présence de résidus de pesticides de synthèse dans 19 fruits et 33 légumes issus de l’agriculture conventionnelle « réellement vendus et consommés » en France. « Il s’agit là non pas d’une étude scientifique sur les risques encourus par les consommateurs français mais des premiers chiffres pertinents leur permettant d’avoir accès à une information aussi complète que possible concernant la présence de ces produits chimiques – perturbateurs endocriniens pour certains – dans les fruits et les légumes qu’ils consomment régulièrement », précise François Veillerette, directeur et porte-parole de Générations Futures.

Compilés à partir des plans de surveillance réalisés chaque année par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) entre 2012 et 2016, les chiffres avancés par l’association permettent ainsi de donner un état des lieux réel de la situation française. « Souvent, les données rendues publiques ne sont pas significatives car soit elles sont établies à partir d’analyses irrégulières et d’un nombre d’échantillons trop faible (inférieur à 30), soit elles proviennent de résultats nord-américains – de l’ONG Environmental Working Group, par exemple – qui, bien qu’ils soient sérieux, ne correspondent pas à la situation française ! », précise le porte-parole.

72,6 % des fruits et 41,1 % des légumes sont contaminés par des résidus de pesticides

Menée sur une période de cinq ans, l’étude de Générations Futures renseigne sur les taux de contamination aliment par aliment ainsi que sur les pourcentages annuels de dépassement des Limites Maximales de Résidu (LMR). Ainsi, une moyenne de 72,6 % des échantillons réalisés sur les 19 fruits étudiés entre 2012 et 2016 contiennent des résidus de pesticides quantifiés. Ce chiffre s’établit à 41,1 % pour les légumes. « Pour les fruits, les teneurs sont relativement stables, alors que pour les légumes, les teneurs sont nettement à la hausse », commente François Veillerette. Concernant le taux moyen de dépassement des LMR, il se situe à 2,7 % pour les fruits et à 3,5 % pour les légumes.

Dans son état des lieux – disponible en accès libre sur Internet –, l’association s’est livrée plus en détails à un premier classement des fruits et des légumes en fonction de la fréquence de la présence de résidus de pesticides mesurés ainsi qu’à un second classement selon la fréquence des dépassements des LMR. Résultats ? Le raisin est le fruit le plus contaminé par les pesticides (avec 89 % des échantillons détectés sur cinq ans et 2,6 % des échantillons dépassant les LMR). Le céleri-branche est quant à lui le légume qui contient le plus de résidus de pesticides (avec 84,6 % des échantillons détectés sur cinq ans et 16 % des échantillons dépassant les LMR).

« Renforcer les mesures de précaution »

Pour François Veillerette, la situation en France est claire : « Il n’y a pas eu d’améliorations notables ces cinq dernières années » concernant la présence de résidus de pesticides de synthèse dans les aliments consommés par les Français. « Il est donc urgent d’accroître les mesures de précaution, à travers notamment le futur plan d’actions sur les produits phytopharmaceutiques qui sera présenté par le gouvernement fin mars et le renforcement des moyens de la DGCCRF, afin de faire émerger de nouvelles pratiques agricoles. » Et le porte-parole de Générations Futures de conclure : « Avec cette étude, notre message n’est bien sûr pas de dire qu’il faut arrêter de consommer des fruits et des légumes. Il est plutôt de dire que nous voulons le beurre et l’argent du beurre, à savoir des fruits et des légumes avec de réelles qualités nutritives et sans pesticides ! »

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