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Huîtres, moules et palourdes en provenance de l’étang de Thau retirées de la vente

Les ostreïculteurs et conchyliculteurs du bassin de Thau ne savent toujours pas si ils vont être de nouveau autorisés à récolter et commercialiser huîtres, moules et coquillages en raison de la présence de toxines. La colère monte, à un peu plus d’un mois des fêtes de fin d’année.

Ils n’en peuvent plus d’attendre. Les ostreïculteurs et conchyliculteurs du bassin de Thau ne savent toujours pas si ils peuvent ou non récolter de nouveau leurs huîtres, moules et coquillages. Et à un mois et demi des fêtes, cela tombe plutôt mal.

Au tout début du mois de novembre en effet, l’Ifremer avait décidé de suspendre temporairement leur récolte et commercialisation en raison de la présence élevée de toxines PSP dans la chair des coquillages. Des toxines qui risquent, en cas de consommation, de provoquer des intoxications alimentaires.

Les producteurs attendent les résultats des analyses

Cela fait donc maintenant deux semaines que la situation dure. Les producteurs sont toujours dans l’attente des dernières analyses, qui sont pratiquées par l’Ifremer à Marseille. Mais des analyses qui, contre toute attente, ne sont toujours pas tombées.

Philippe Ortin, le Président de la section régionale conchylicole, est excédé, tout comme les professionnels qu’il représente. « Là, ça fait maintenant 17 jours, et ça commence à peser sur tout le monde. On a aucune nouvelle, on se fout de nous ! Que ce soit à l’Ifremer ou à la préfecture. C’est assez pénible »

Pour que la récolte et la vente soient de nouveau autorisées, il faut deux analyses consécutives révélant un taux de toxines revenu en dessous de la norme autorisée.
En attendant, seuls les coquillages récoltés avant le 30 octobre restent donc autorisés.

Huîtres, moules et palourdes en provenance de l’étang de Thau retirées de la vente

La surveillance des zones de production de coquillages effectuée par l’Ifremer sur des huîtres et des moules en provenance de l’étang de Thau (dans le département de l’Hérault) a mis en évidence des résultats d’analyses phytoplanctoniques, et de leurs toxines PSP, supérieurs à la norme autorisée dans l’étang. C’est la raison pour laquelle le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation a décidé de procéder au retrait et au rappel des huîtres, des moules et des palourdes en provenance de ce secteur de production, informe ce mardi la préfecture de La Réunion.

Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente. En cas de doute, il convient de se renseigner auprès de son lieu d’achat habituel pour savoir si le produit acheté est concerné par l’alerte. Les huîtres, les moules et les palourdes récoltées antérieurement au 30 octobre 2017 ou provenant d’autres zones de production, ne sont pas soumises à cette mesure de restriction. Les professionnels peuvent donc continuer à commercialiser ces coquillages dans la mesure où ils présentent les qualités sanitaires requises pour garantir la sécurité des consommateurs. Cette mesure temporaire sera levée dès lors que les conditions de sécurité sanitaire seront réunies pour une réouverture de la zone de production.

Une toxine produite par une micro algue

C’est la préfecture de l’Hérault qui a a annoncé la mesure, expliquant que « la surveillance des zones de production de coquillages effectuée par l’Ifremer sur des huîtres et des moules en provenance de l’étang de Thau a mis en évidence des résultats d’analyses phytoplanctoniques, et leurs toxines PSP, supérieurs à la norme autorisée dans l’étang ».

Cette toxine est produite par une micro algue. Les intoxications alimentaires causées se traduisent dans les 30 minutes par des symptômes neurologiques qui peuvent être accompagnés de symptômes gastro-intestinaux. Dans la plupart des cas, ils se soignent en quelques jours.

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