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TIAC dans le Val d’Oise

Des élèves de 8 à 11 ans de quatre classes différentes  de l’école Saint-Exupéry de Cormeilles-en Parisis, ont été pris en charge par les secours ce jeudi après-midi. Une vingtaine reste hospitalisée ce soir.

Tout a commencé peu après le déjeuner. Ce jeudi après-midi, quarante et un enfants ont été pris de maux de ventre dans l’école élémentaire Saint-Exupéry de Cormeilles-en-Parisis. Des enfants scolarisés en primaire, âgés de 8 à 11 ans de quatre classes différentes. « Ça a commencé vers 14 heures. Un premier enfant a vomi, un deuxième puis finalement on s’est retrouvé en vingt minutes avec une quarantaine d’enfants qui se plaignait de maux de ventre », explique le maire LR de la ville, Yannick Boëdec. Prévenus, les pompiers et les équipes du Samu sont rapidement arrivés sur place. C’est alors que le plan d’urgence départemental permettant d’organiser les secours a été déclenché.

Au final, aucun des enfants ne présente de symptômes de gravité. Cependant, vingt-cinq d’entre eux ont été transférés vers les urgences pédiatriques de trois centres hospitaliers voisins (Argenteuil, Eaubonne et Pontoise) pour être examinés et être gardés en observation. Les autres ont été remis vers 18 heures à leurs familles avec des consignes de surveillance adaptées. Les parents ont pu, eux, bénéficier d’une cellule d’accueil installée dans une salle de classe de l’école. Au vu des premiers éléments, il pourrait s’agir d’une toxi-infection alimentaire collective (TIAC).

Si des investigations sont menées par les services de l’Agence régionale de santé (ARS) et de la direction départementale de la protection des populations du Val-d’Oise (DDPP95) sont en cours pour déterminer ce qui a pu se passer, le service de restauration collective sera certainement regardé de près.

Corneilles-en-Parisis, c’est la société Elior qui est en charge des repas de toutes les écoles de la commune. Les mêmes menus sont livrés tous les soirs dans chaque établissement depuis une cuisine centrale. « Nous travaillons avec eux depuis dix ans et il n’y a jamais eu de problème », souligne l’édile.Le doute porterait sur un chou à la crème fabriqué non par Elior, mais par un pâtissier industriel. « Il va falloir trouver ce qu’il s’est passé, poursuit l’élu. Mais heureusement dans l’état de connaissances actuelles, il y a plus de peur que de mal ».

En effet, certains parents auraient été impressionnés par le dispositif de secours trouvé devant l’école, pensant parfois au pire. « Mon enfant est en école maternelle, mais nous nous sommes inquiétés, glisse une maman qui vient chercher son enfant à la garderie. C’est étrange car ils mangent la même chose. » « Cela a suscité de fortes inquiétudes. Mais c’est le principe de précaution, c’est normal pour des enfants », conclut Yannick Boëdec.

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