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TIAC en Loire Atlantique au Lycée Saint-Philbert-de-Grandlieu

Plus d’un tiers des collégiens d’un établissement de Saint-Philbert-de-Grandlieu, en Loire-Atlantique, aurait été victime d’une intoxication alimentaire. Moins de la moitié de ces malades étaient revenus en cours vendredi.

Jeudi, le collège public Julie-Victoire Daubié de Saint-Philbert de Grandlieu (environs de Nantes, Loire-Atlantique) était loin d’afficher complet. En effet, sur les 456 inscrits de l’établissement, pas moins de 166 élèves manquaient à l’appel. Le motif invoqué pour tous ces absents : troubles digestifs, douleurs abdominales voire fièvre.

L’agence régionale de santé (ARS) a depuis communiqué sur des maux possiblement contractés la veille par une intoxication alimentaire. Laquelle ne semble pas avoir été sensiblement dangereuse car vendredi, seuls 92 élèves n’étaient pas présents, soit moins de la moitié des malades.

Possible intoxication alimentaire en Loire-Atlantique : aucun cas grave de signalé

Citée par nos confrères de Ouest-France, l’ARS précise d’ailleurs qu’“aucun cas grave n’a été signalé”. Des mesures sanitaires et de renforcement d’hygiène ont été mises en place et les parents logiquement été informés des faits. Un questionnaire a au passage été envoyé à ces familles pour que celles-ci renseignent ce que leurs enfants ont mangé dernièrement.

L’hypothèse d’une épidémie de gastro-entérite exclue

Si une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de cette apparente intoxication alimentaire et que plusieurs pistes sont actuellement envisagées, pour l’heure, l’hypothèse d’une épidémie de gastro-entérite apparaît exclue. C’est au niveau du secteur de la restauration que les recherches s’articulent.

Il est par exemple possible que les maux aient été originellement causés par un ingrédient, un aliment ou une boisson qui n’était pas consommable et qui aura pourtant été servi. L’intoxication pourrait également trouver son point de départ à une hauteur plus humaine, lors de la préparation des repas.

Il est à noter que l’établissement est encore tout récent, n’ayant ainsi ouvert ses portes qu’il y a maintenant deux ans. 16,5 millions d’euros avaient été investis dans sa construction, laquelle s’était achevée au début du mois de juillet 2015. Ses 4.500 m² de classes, bureaux et locaux d’accompagnement à l’enseignement offrent une capacité d’accueil de 700 élèves.

Ce lundi matin 27 novembre, les services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP 44) ont procédé à une inspection avec réalisation de prélèvements alimentaires afin de rechercher le plat ou les procédures responsables de cette contamination.

Le principal du collège, commente :

Nous sommes dans l’attente des résultats d’analyse. Ce qui est étrange, c’est que des élèves externes ont été malades dans la même proportion que ceux qui mangent au restaurant scolaire. Et les adultes qui mangent au collège n’ont pas été malades.

Pour la reprise des cours, après le week-end, le collège Julie-Victoire Daubié ne comptait plus que 60 élèves absents.

Conclusion de l’ARS

L’enquête épidémiologique menée par l’ARS (Agence régionale de santé) a écarté la thèse de l’intoxication alimentaire. Aucun problème n’a été relevé en cuisine dans la chaîne de préparation des repas. Par ailleurs, parmi les enfants victimes de ces vomissements et diarrhées, un tiers n’avait pas mangé à la cantine. Ils ont été victimes d’un virus de gastro-entérite « très contagieux » selon un médecin de l’ARS et dans ce milieu très fermé comme l’est un établissement scolaire, la contamination est allée très vite.

L’ARS souligne l’importance du lavage régulier des mains dans la prévention de la gastro-entérite.

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